Changer de banque pour changer le Monde !

L’article « Changer de banque pour changer le Monde ! » est désormais, avec de nombreux autres articles illustrés, sur mon nouveau blog se réinventer 🙂

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53 commentaires

  1. ivan · avril 8, 2015

    C’est peut être naïf mais quelle est la raison officiellement invoqué pour justifier la loi pompidou et le traité de Lisbonne et l’arrêt des prêts à taux 0 pour les états ?

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    • Célestin · avril 9, 2015

      Comme ces décisions n’ont pas fait l’objet d’une communication publique, il n y a pas eu de nécessité de donner de raison officielle.
      Les rares justifications que j’ai pu trouver sont exposées dans la note 2.

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      • David · avril 27, 2015

        N’allez par chercher trop loins messieurs
        Pompidou était directeur de la banque Rothschild de 1956 à 1958. C’était donc un financier de premier ordre avant de devenir président.

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  2. PEC · avril 8, 2015

    Bravo pour cet exposé très instructif !

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  3. Titirico · avril 11, 2015

    Super article que je me suis empressée de partager! simple et efficace voilà de quoi instruire un grand nombre de personnes!

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  4. Fred/ · avril 12, 2015

    Très bien cet article ! merci pour ce travail judicieux !!… je partage de suite…

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  5. Matt · avril 13, 2015

    Excellent article.
    Il porte à une sacrée réflexion en effet…

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  6. ludo · avril 13, 2015

    Très interressant, cela met du plomb dans la tête, et il faut que tout le monde en prennent conscience et se défendre contre ça!
    Partager à fond, c’est notre devoir civique!!!

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  7. Naru · avril 13, 2015

    Brillamment réalisé, explication simple, juste et efficace d’un sujet complexe et rendu obscure… J’ai partagé, faisons suivre à tous! Il nous en incombe de prendre notre pouvoir pour ne plus laisser ce genre d’aberration exister.

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  8. Noohmsul · avril 14, 2015

    Bonsoir, c’est un détail mais pour l’exemple du prêt d’Etat à 5% sur 30 ans, vous dites qu’il en coute 2.5M pour 1M emprunté mais il me semble que c’est inexact, la façon dont c’est calculé est un peu plus complexe (on paie 5% par an sur ce qu’il reste à rembourser non?).
    Mais ça ne change rien au fond du message bien sûr 🙂
    J’aurais bien rajouté une chose à la fin également : la solution face à tout ça n’est pas du tout de changer de banque… Mais carrément de changer de système monétaire pour passer à un système sans dette telle que la monnaie libre de Stéphane Laborde !

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    • Célestin · avril 15, 2015

      Bonjour, sur le point du remboursement, les prêts d’états fonctionnent différemment d’un emprunt particulier. L’état paye un intérêt fixe sur la durée de l’emprunt, et rembourse l’ensemble de la somme d’un coup à l’échéance.

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      • Noohmsul · avril 15, 2015

        D’accord ! Wow et bien autant d’intérêt pour une vulgaire écriture comptable c’est assez fou… Bien joué les banquiers j’ai envie de dire !

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  9. ada · avril 16, 2015

    Le graphique est très agréable et soigner,et ça compte, merci! Et c’est bien fait. Donc faire circuler l’information est important en espérant que l’agir de plus en plus de personnes s’ajuste aux prise de conscience. « Ce genre d’aberration » est le tronc qui empêche tous les autres « combats » écologiques, humains, politiquement correcte et vitaux d’aboutir. Alors poursuivons. ps :Organiser des permanences -meme sans utiliser d’argent liquide, une fois par semaine dans des plus petits localités permet d’aller vers le publique hésitant du fait de l’éloignement des agences??

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  10. Soazig · avril 16, 2015

    pourquoi pas se renseigner sur le compte nickel http://compte-nickel.fr/ c’est ce que j’ai fait!

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  11. jacquescrisinel · avril 17, 2015

    article passionnant, où j’ai enfin mieux compris plusieurs éléments du système, et notamment la corruption de nos politiques par la finance….vraiment navrant, et dire que HOLLANDE prétendait combattre son plus grand ennemi : la finance, mais qu’a t’il fait ?

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    • Cava Chier · septembre 16, 2015

      Le système représentatif est anti-democratique et intrinsequement corruptilisant puisqu’il permet a l’argent d’influer totalement sur le resultat d’une election (via l’achat de médias, sarko bolloré et cie), rendant ainsi l’homme politique totalement dependant et redevable a des interets privés. Ce que dis chouard la dessus est très intéressant.

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  12. Drezen Michel · avril 17, 2015

    Je valide l’attitude à adopter face aux banques privées. Toutefois, je dois rectifier ce qui doit l’être. En effet, la loi « Pompidou – Giscard » n’a pas interdit à l’Etat d’emprunter à la BCF. Elle y a mis certaines conditions. Dans les faits, l’Etat s’est effectivement tourné vers les banques privées, délaissant la banque centrale. Il y a une étude poussée sur le net à ce sujet. De la même manière, l’article 123 du TFUE (le traité de Lisbonne n’est plus une référence), permet toujours aux établissements publics d’emprunter à la banque de France et à la BCE. Ainsi, le crédit municipal et la caisse des dépôts et de consignations pourraient emprunter à la BCE au même taux que les banques privées et, ensuite, prêter à l’Etat. Il se trouve qu’une sorte de « jurisprudence » (débile et non justifiée), met en avant le fait que ceci serait contraire à « l’esprit des traités ». Donc, si la France veut emprunter au même taux que les banques privées, il lui suffit de faire faire la demande par l’une de ses banques publiques. Elle ne le fait pas, comme il ne l’a pas fait lors de la promulgation de la loi « Pompidou – Giscard ». Ne me croyez pas, vérifier par vous même. C’est facile.

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    • Célestin · avril 17, 2015

      je confirme que la loi Pompidou n’a pas interdit à l’Etat d’emprunter à la BCF, cela est d’ailleurs précisé dans la note 3.
      Pour le TFUE, et de manière générale, le propos de cet article est de rendre clair le fonctionnement aberrant (du point de vue du bien commun) du système bancaire. Les subtilités sur l’ensemble du mécanisme de la dette sont effectivement très nombreuses sur de nombreux points juridiques et économique, mais ce n’est pas vraiment le propos de ce site de les approfondir (même si les notes de fin le font plus). Si on se place au niveau du simple constat, la BCE et les banques nationales (appuyés sur la constitution européenne) ne prêtent aux états. La crise de la Grèce en est un exemple flagrant ; la BCE à prêter aux banques privées au taux de 0,5%, pour que celles-ci puissent à leur tour prêter à la Grèce, à des taux dépassant 41 %. Cette crise, due notamment au fort endettement du pays, 120% du PIB (rappel, on en est à une dette de + de 95% du PIB en France), aurait pu être tout à fait mineure si la BCE était intervenue directement, mais l’envol des taux d’intérêt (Multiplié par 10 entre le 1er décembre 2009 et le 11 novembre 2011) à fait plonger le pays.

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    • Ludo · avril 26, 2015

       » Il y a une étude poussée sur le net à ce sujet  »
      Pourrais-tu nous donner plus de détails stp ? (Un auteur, titre d’article ou autre)

      D’avance merci.

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  13. Wilfried pery · avril 17, 2015

    Superbe article, concret et complet. Je pense que dans un avenir proche avec l’aide des réseaux sociaux serait de créer un groupe, une manifestation de paix durable, répétitive pour exprimer notre ras le bol, les mensonges permanents de l’Etat et demande l’annulation totale de la dette fictive (intérêts) comme l’ont fait l’Argentine, l’Islande et un autre pays sud américain (je ne sais plus). Bravo et encore Merci. Wilfried

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  14. Esas · avril 21, 2015

    Merci pour cet article assez bien réalisé. Il est plutôt juste en ce qui concerne les faits (les orfèvres ont procédé au fractionnement des réserves, etc…) mais il prend certaines libertés en ce qui concerne les interprétations.
    – Les banques privées sont loin d’avoir été les seules à faire ce genre de chose. Le grand champion, toutes catégories confondues, est l’état. Les USA par exemple, créent des milliards de $ chaque semaine via la FED, qui n’est pas vraiment une banque privée.
    – Il y a beaucoup de « si on avait fait comme si, alors le monde serait comme ça ».
    – Si l’état est endetté, c’est avant tout dû à sa mauvaise gestion, pas au fait qu’il paye des intérêts. Certains états s’en sortent très bien. Si je me sur-endette en dépensant chaque année plus que je ne gagne, je ne peux pas accuser le taux d’intérêt appliqué par mon banquier.

    Après, qu’il y ait une forte connivence entre les banques et les états, on est bien d’accord. Qu’il y ait des lois anti-démocratiques, aussi.

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    • Drezen Michel · avril 21, 2015

      Contrairement à ce qui est dit plus haut, la FED est bien une banque privée. C’est un consortium de banques fédérales mais, si l’on examine dans le détail, on s’aperçoit que ce sont biens des capitaux privés qui sont à l’oeuvre.
      Par ailleurs, mettre sur le dos de l’Etat qu’il pratique une mauvaise « gestion » est une contrevérité. Jusqu’à la fin des années 1970, la sécurité sociale, les retraites, le droit du travail, ne posaient aucun problème à l’Etat. C’est seulement après que les choses se sont détériorées. Le bon fonctionnement d’un Etat impose à celui-ci de s’endetter pour investir dans des programmes de service public. Payer des intérêts sur l’argent emprunté aux banques privées est tout simplement scandaleux. Il suffit d’examiner ce qui « coûte » à la nation pour se rendre compte que la « mauvaise gestion » évoquée ne tient pas l’analyse. Par ailleurs, dès lors que les moyens de l’Etat de se procurer de l’argent passe aux intérêts privés (les autoroutes, GDF, EDF, SNCF, le service des eaux, France télécom…) alors, il n’est plus possible pour lui d’investir avec l’idée du retour sur investissement. Les sociétés privées se gavent et l’Etat est contraint d’assurer, par le seul moyen des impôts (TVA, impôts sur le revenu, taxes sur les carburants) le fonctionnement de la nation (les hôpitaux, les écoles, la police, l’armée). Tout ce qui coûte reste aux mains de l’Etat, tout ce qui rapporte passe aux mains du privé. Les traités européens imposent à la France que, tout ce qui présente un intérêt économique, doit être exposé à la concurrence. Il n’y a donc plus de domaine réservé par l’Etat. C’est donc ce qui se passe progressivement. L’Etat abandonne tous les secteurs qui lui procuraient des rentrées d’argent. Vous pouvez appelez cela de la « mauvaise gestion » mais c’est un sophisme. Ne me croyez pas, renseignez vous davantage !

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      • Esas · avril 24, 2015

        Merci pour votre commentaire. La FED est dirigée par un le « Board of Governors », désigné par le président des USA. Elle est « indépendante », mais c’est une institution fédérale. Certaines banques y ont des parts, mais sans pouvoir de décision. Elles « en profitent », bien sûr, et sont un bon exemple de la connivence Etats-Entreprises.
        D’ailleurs, sur l’image d’Henri FORD, c’est de l’organisation des banques centrales qu’il parle.
        « Le bon fonctionnement d’un Etat impose à celui-ci de s’endetter ». En parlant de sophisme… en partant d’une hypothèse fausse, on ne peut qu’arriver à des conclusions fausses.
        « Tout ce qui coûte reste aux mains de l’Etat, tout ce qui rapporte passe aux mains du privé »? Peut être plutôt, tout ce qui est au mains de l’état nous coûte ?
        Pour tous vos exemples, il existe des sociétés privées qui font moins cher, avec un meilleur service client, sans s’endetter (nous endetter) déraisonnablement comme le font nos entreprises nationales.
        Je ne vais pas vous lister les gaspillages de l’état car vous me semblez être quelqu’un qui se renseigne, il y en a des tonnes.
        Mon ami, toutes ces choses que vous voulez défendre (monopole de l’état sur certaines activités, emprunts gratuits, …), vous ne le savez peut être pas, mais vous en êtes la première victime. Un très bon site pour apprendre, avec un petit jeune qui explique beaucoup de choses, sans se politiser: http://www.captaineconomics.fr/

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      • Drezen Michel · avril 24, 2015

        Vous savez Esas, les faits sont têtus. La FED est une banque privée c’est à dire une institution non contrôlée par le gouvernement des Etats Unis même s’il existe un « conseil des gouverneurs ». Vous noterez qu’aux Etats Unis les hommes politiques vivent en parfaite osmose avec le secteur privé. Un jour au gouvernement, un jour dans une fondation ou dirigeant d’une société privée. Ce sont des faits. Je crois que je vais titiller votre dissonance cognitive. Si vous aviez le courage de lire deux ouvrages sur la FED, le premier d’Antony Sutton et le second d’Annie Lacroix Riz, vous vous rendriez vite compte que ce que vous avez toujours tenu pour vrai peut être mis en échec. Vous allez chercher des échappatoires car il est très très difficile de se rendre compte que l’on s’est trompé. Donc la FED est une banque au fonctionnement privé comme la Banque Nationale Suisse, BNS, et d’autres d’ailleurs.
        Vous parlez d’hypothèses fausses qui conduisent à de fausses conclusions. Pourtant les faits démontrent que les sociétés, non, bien sur, pas les toutes grosses qui possèdent par avance les fonds nécessaires, mais, disons, les entreprises moyennes, empruntent sur les marchés financiers pour se développer et prospérer. Elles s’endettent. Ceci est juste une réalité.
        Par ailleurs, vous semblez dire que lorsque l’Etat dirige c’est la gabegie. Les sociétés privées font tellement mieux, moins cher avec un meilleur service. Je ne le pense pas. Les faits, une nouvelle fois, ne vous donnent pas raison.Vous traduisez « monopole » d’Etat lorsque je parle de « régulation » de l’Etat. Réfléchissez simplement au thème des autoroutes. La rente de celles-ci, par le secteur privé, vient de faire scandale. Malgré tout, je comprends bien votre démarche intellectuelle. Vous êtes de ceux qui pensez qu’il faut libéraliser « le marché ». Le privé fait tellement mieux. C’est une manière de voir les choses évidemment. Vous voulez construire une société à deux vitesses. Celle des nantis et celle de ceux qui vont chercher à survivre. En surveillant un peu plus les peuples, en développant les sociétés privées de sécurité, en mettant l’armée dans la rue, un gouvernement de cette sorte peut tenir les foules en respect. Combien de temps et au prix de quel désastre ? Regardez ce qu’il se passe au Brésil. Une violence inouïe pour cause d’une disparité sociale terrible. Des riches, et d’autres moins riches d’ailleurs, en gilet pare-balles et voitures blindées. Quel bel avenir n’est-ce pas ? Nous nous dirigeons de cette manière dans la reproduction des élites. Sans aide extérieure, c’est la reproduction sociale qui est la règle. Pourquoi pas ?
        Savez vous quelle est la période de l’histoire de nos 5 Républiques où les Françaises et les Français ont bénéfécié des meilleures conditions de vie ? Cette période existe et elle n’est pas due au hasard. Réfléchissez aux conditions qui ont amené cette embellie. Un « petit jeune » comme moi, qui a eu la chance de sortir de son milieu social, à l’époque où il existait des pensions, des blouses et même des encriers pour les élèves, peut encore s’en rappeler. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut, pour nous gouverner, des gens de toutes extractions sociales. Ce n’est plus le cas aujourd’hui car les conditons ne sont plus rassemblées pour ceci. Albert Camus n’existerait pas de nos jours, ni Pierre Bourdieu ni Michel Onfray et d’autres. Voyez vous ce que je veux dire ? La France est riche de sa diversité. Faisons en sorte d’offrir une chance, une vraie chance, à celle-ci. Si nous ne le faisons pas nous allons nous diriger vers un chaos gigantesque à plus ou moins courte échance. Je ne serai plus de ce monde. Je pourrais profiter de mes forts revenus et de mes acquis. Pourtant je pense qu’il n’y a pas de bonheur s’il n’est pas partagé. Merci de votre attention. Ne me croyez pas, vérifiez par vous même (mais, à ce moment, la dissonance cognitive risque d’entrer en action. Vous savez comme moi que tous les médias de grande diffusion, journaux, magazine, télévisions privées, appartiennent aux puissances de l’argent. L’information y est donc présentée en faveur de l’intérêt de ceux qui les possèdent. C’est, on ne peut plus logique. Il est possible, aujourd’hui par internet, d’avoir accès à une information alternative. Croire ou ne pas croire n’est pas la question. Il suffit de tout mettre en perspective et de confronter les arguments. Une certaine « vérité » peut en jaillir. Voilà comment je procède.)

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  15. le bourhis jy · avril 21, 2015

    Sans parler du « chèque gratuit » que Sarko à fait aux banques pour les sauver de la crise des « subprimes » et qui a lourdement plombé notre dette, la « nécessaire croissance » a amener le système bancaire au-delà du possible et seul l’état « puits sans fond » peut permettre de continuer à croître sans avoir de compte à rendre. On se retrouve comme les usa avec une dette que personne ne remboursera jamais sous peine de ruine générale mais qui institue une rente parfaite pour les banques afin de permettre cette croissance. Hélas tout ceci ne peut durer éternellement …

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  16. Esas · avril 25, 2015

    Plutôt que de m’étendre ici sur le statut de la FED, je vous invite à lire cette explication, facile à comprendre: http://goo.gl/9EnU82
    Il ne faut pas se fier seulement à Wikipedia 😉
    De toutes façons, cela ne change rien au problème. Qui-que ce soit qui contrôle la FED, contrôle le processus de création monétaire USD, et abuse de sa position.
    Bien sûr que les entreprises empruntent sur les marchés. Seulement, elles, à la fin, soit elles remboursent, soit elles font faillite. Un dirigeant de TPE dont l’entreprise fait faillite y laissera des plumes. Cela le pousse à être raisonnable, contrairement à un élu dont l’avenir ne dépend pas du bon investissement des emprunts contractés. Au passage, détrompez vous, les grosses entreprises empruntent beaucoup. (Sauf qu’ici encore, elles remboursent). Les autoroutes ne sont pas un bon exemple de marché libre, étant donné que c’est une concession accordée par l’état.
    Je vais essayer de ne pas polluer cet article davantage. En ce qui concerne le libéralisme (qui n’a rien à voir avec la droite, contrairement à ce que vous pensez probablement), je vais simplement vous dire une chose: contrairement à la croyance populaire, l’antilibéralisme ne protège pas les pauvres, mais au contraire, les nantis. Les grosses entreprises ont les moyens de faire face aux lourdes réglementations, les TPE non. Puisque vous êtes curieux et ouvert, je vous invite à lire au moins un article sérieux à ce sujet, « pour voir ». http://goo.gl/EHrh96
    Pour le reste, je ne pense rien, je m’en vais.

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    • Drezen Michel · avril 27, 2015

      J’ai lu vos articles. Il s’agit de la mise en avant d’une théorie. Il se trouve que beaucoup de facteurs viennent s’opposer aux théories, même si, d’apparence, elle semblent bien ancrées dans une certaine réalité. Il m’apparaît que la gestion publique présente, pour vous, bien des dangers comparée à celle du secteur privé. Une fois de plus les faits sont têtus. Prenez l’exemple du « Luxleaks ». Que s’est-il passé ?
      Les entreprises du CAC 40 ont échappé à l’impôt sur les sociétés qu’elles devaient à l’Etat français. C’est, effectivement, d’un certain point de vue, une bonne gestion. Pour les actionnaires j’entends. Il se trouve que 4 entreprises de ce CAC 40 (EDF, GDF, F.T. et Renault), dont l’Etat français est actionnaire, ont payé, tant bien que mal, leur impôt sur les sociétés, contrairement aux 36 autres. Par ailleurs, le taux d’imposition réel moyen de ces 36 sociétés est de 3,3% (valeur 2009) alors que celui des PME est de 33%. C’est simplement un constat. Donc, les sociétés française, dont l’Etat est actionnaire, sont mal gérées puisqu’elles paient leur impôt en France. Les autres sont bien gérées puisqu’ells organisent l’évasion fiscale. Inutile de vous dire que si l’Etat est en difficulté ce n’est pas parce que ses structures sont dépensières mais bien parce que les grosses entreprises fuient devant l’impôt sur les sociétés. Le manque à gagner pour le collectif français est considérable. Je vous parlais de régulation de l’Etat. Il s’agit bien de cela. Le modèle libéral à ses dérives et il n’est donc pas favorable à l’ensemble du peuple français. La répartition des bénéfices se devraient d’être plus équilibrée et plus juste. Ce n’est que mon avis. D’autres peuvent penser le contraire. Il s’agit simplement d’un positionnement. Se soustraire à l’impôt, « l’optimisation fiscale », a ses charmes pour qui en profite. Ce n’est pas bien moral puisque cela ne profite pas à la collectivité. Il n’y a rien de plus à dire.

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    • Drezen Michel · avril 27, 2015

      Concernant la FED. Ce n’est vraisemblablement pas un regroupement de philanthropes. Des intérêts financiers puissants sont à l’oeuvre.
      Je lis ceci : « Deuxio, l’accroissement de la masse monétaire qui en résulte a toute les chances, à plus ou moins brève échéance, de se traduire par de l’inflation [4] ; c’est-à-dire par une baisse de la valeur du dollar ou, pour dire les choses encore plus nettement, par une baisse de la valeur réelle de la dette publique. L’inflation, depuis des siècles pour ne pas dire des millénaires, a toujours été l’instrument fiscal privilégié des princes désargentés : c’est la méthode la moins coûteuse, la plus discrète et la plus imparable jamais inventée pour désendetter un État. ». Ce commentaire rejoint effectivement ce que vous laissez entendre sur le fonctionnement erratique de l’Etat. Jouer de l’inflation pour se désendetter c’est jouer la facilité. Vous réservez ainsi l’inflation aux seuls intérêts de l’Etat. La réalité, à mon sens, est toute autre. En effet, l’inflation est plus un problème pour ceux qui possèdent beaucoup d’argent que pour ceux qui n’en ont pas ou peu. L’inflation, c’est l’euthanise des rentiers, dixit Keynes. En grignotant la valeur de l’argent, l’inflation est perçue par les possédants comme une taxe sur la fortune. C’est comme s’ils possédaient une monnaie fondante, d’autant plus que l’inflation est forte. Donc, cette idée que l’inflation profite à l’Etat est une contrevérité. C’est, plus exactement, la stabilité des prix qui profite aux puissances de l’argent. C’est pourquoi, le seul objectif de la BCE est bien celui la la stabilité des prix (article 127 du TFUE). On ne peut mieux être servi que par soi même, n’est-ce pas ?

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      • Esas · mai 4, 2015

        Bonjour,
        je vais essayer de faire court parce que je m’en veux pour l’auteur de cet article:
        Le fait que certaines sociétés ne paient pas leurs impôts n’enlève rien au fait que l’état dépense trop. Vous parlez d’un monde libéral: dans un tel monde, il n’y a pas d’optimisation fiscale possible, tout le monde paie un pourcentage fixe. Pas de conditions, réductions, etc.
        Le fait que l’inflation dérange les rentiers n’enlève rien au fait qu’il est bénéfique aux états. D’ailleurs, les rentiers sont généralement bien conseillés. Les vrais perdants sont les petits épargnants, qui n’ont que leurs yeux pour pleurer.
        Je suis entièrement d’accord, la BCE et la FED ne sont pas des regroupements de philantropes, bien dit ! 😉
        On n’a juste tout simplement pas la même vision du « qui fait quoi » 🙂
        Pour retourner aux banques éthiques, je ne trouve nulle part un papier disant qu’elles ne peuvent pas faire de création monétaire, à la différence des autres banques (puisque c’est le sujet principal de l’article). Quelqu’un peut m’éclairer ?

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      • Drezen Michel · mai 4, 2015

        Tout d’abord, la réponse à la question que vous avez posée me paraît intéressante. Quelqu’un pourrait-il y répondre ? Vous insistez sur le fait que l’Etat dépense trop. Vous annoncez ceci comme une vérité apodictique. Sur quels faits posez vous vos arguments ? Contrairement à vous, je pense que l’Etat sait se montrer dépensier quand il le faut et économe si la situation l’exige. Mais, évidemment, si vous pensez que l’Etat doit privater les profits et socialiser les pertes, alors, dans ces circontances, je comprends votre position. Effectivement, l’inflation profite à l’Etat, donc, à la collectivité. C’est cela la définition d’une démocratie : le pouvoir du peuple pour le peuple et non pour l’intérêt d’un petit nombre de personnes. Je ne suis pas d’accord avec votre analyse lorsque vous évoquez les « petits épargnants ».
        Le célèbre livret A a fait ses preuves. Aujourd’hui, il n’intéresse plus grand monde, son taux de rendement étant ridiculement bas. Dans un système bien pensé, dans un mouvement inflationniste, le taux du livret A est indexé sur celui de l’inflation. Ceci protège les « petits épargnants ». Puisque les montants déposés sont limités, le livret A ne peut être une roue de secours pour les « grands rentiers ». Il est donc totalement faux de dire que les petits épargnants seraient pénalisés. C’est souvent le discours qui est tenu pour faire peur lorsque l’on parle d’inflation. Il est aussi question, dans cette même ligne, d’effrayer le petit peuple en martelant que l’inflation fait monter les prix. Si on demande aux Françaises et aux Français s’ils veulent que les prix augmentent, alors ils répondent en choeur, non ! Mais c’est un sophisme. En effet, si les prix à la consommation augmentent, alors les salaires suivent la même augmentation. Cela s’est produit très souvent dans le passé. Par conséquent, une hausse des prix suivie par une augmentation dans la même proportion des salaires, est un jeu à somme nulle. C’est certain que les « possédants » ne voient pas ceci avec plaisir, leur bas de laine fond comme neige au soleil. La seule soluti!on qui leur reste c’est d’investir leur argent dans l’économie réelle et non dans des actifs pourris sans lien avec celle-ci. Ceci serait profitable pour la relance de l’activité en général. Avec une inflation maitrisée d’une main de fer, la société court à sa perte à échéance plus ou moins brève.

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      • Esas · mai 13, 2015

        Sur quoi je base mes arguments ? Je ne vais pas tous les lister ici mais quelques exemples. Tout d’abord, ce graphique vient contredire le fait que le secteur privé s’arroge la part du lion: http://goo.gl/Sh4oH2
        Il est tiré de ce site, qui, si l’on met de côté les opinions politiques, explique un certain nombre de choses et démonte certaines croyances, chiffres à l’appui. Sans chiffres, les croyances ne valent rien: http://goo.gl/Vo8CCO
        On y voit que le secteur public prend au contraire de plus en plus d’importance. Et les exemples de l’Histoire ne me donnent pas envie de faire l’essai (URSS, Venezuela, RDA, …).
        L’état est en déficit chaque année depuis 40 ans. Croissance ou pas croissance, chômage ou pas chômage. ça ne peut pas être un hasard.
        Quant au célèbre livret A, il a toujours rapporté légèrement moins que l’inflation, comme aujourd’hui. La différence aujourd’hui et que nous le remarquons, les taux étant bas.
        Ne vous inquiétez pas pour les rentiers, ils paient des conseillers pour les couvrir de l’inflation (immobilier, bourse, …). Le petit épargnant n’a pas tout ça, pour autant que je sache.
        L’inflation est d’ailleurs un sujet qui peut vous intéresser. Elle ne doit pas être une cause, mais une conséquence 🙂

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      • Drezen Michel · mai 13, 2015

        L’Etat est en déficit depuis 40 ans ! Visiblement le fait que la totalité de l’impôt sur le revenu des Françaises et des Français va directement au service de la dette ne vous dérange pas. Vous êtes vous posé une fois la question de savoir où va cet argent ? Je parle donc de l’intégralité de l’impôt sur le revenu en France. Dans les poches de qui ? Vous me proposez des tableaux tirés d’un étude réalisée par un goupe de réflexion « libéral » avec ce nouveau concept PIB public contre PIB privé. Comparons donc des pommes et des citrons ! Dans votre liste de pays vous citez la RDA, de l’ex empire soviétique. Vous devriez lire le livre d’Antony C. Sutton  » Wall street et la révolution bolchévique » pour savoir vraiment à qui a profité la mise en place de cette dictature soviétique. Je constate que vous bottez constamment en touche. La dissonance cognitive est à l’œuvre chez vous. Soit vous acceptez de l’affronter soit vous demeurez muré dans vos certitudes. Vous ne prenez pas en considération ce que j’écris. Il est probable que vous n’avez pas beaucoup d’empathie pour les 10 millions de chômeurs français. J’oubliais que l’Etat était trop dépensier. Voilà, la lumière s’allume partout. Comment voulez vous que je fonde mon opinion sur vos arguments ? Vous rendez vous compte qu’ils ne supportent pas l’analyse ? Vous vous embarquez à chaque fois vers d’autres horizons. Le Vénézuela ? Pourquoi ne parlez vous pas des États Unis ? Je ne cherche pas à vous convaincre. Je voulais simplement que vous fassiez l’effort de puisser vos renseignements à d’autres sources. Ça, c’est rudement difficile.

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      • Esas · mai 14, 2015

        Dans cette mesure, le PIB représente poids économique des secteurs public/privé, donc ce n’est pas une comparaison pommes/citrons. Cette courbe était là pour répondre à votre argument selon lequel le secteur privé garde « tout pour lui », je ne vois aucun mal à se baser sur des chiffres pour discuter de cette question.
        Bien sûr que j’ai de l’empathie pour les chômeurs, je ne vois pas d’où vous sortez cette curieuse affirmation. Je pense que la taille de l’état et la pression fiscale sont la cause du chômage, donc je me fiche du chômage ? Drôle de raisonnement.
        Bien sûr que le coût de la dette est un énorme problème. Cependant les dépenses de l’état progressent en continu, même si l’on omet le coût de la dette… http://goo.gl/1kUstA Donc l’argument ne tient pas. Je vous invite amicalement, moi aussi, à vous ouvrir à d’autres lectures.
        Et je veux bien parler des Etats-unis, bien sûr, quelle est la question ?
        Je suis désolé de ne pas prendre d’autres sources que les chiffres. Je vous prie de m’en donner d’autres, je les lirai avec grand intérêt, vous avez l’air sérieux et bien au courant.

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  17. Rolland · avril 25, 2015

    Je participe à la création d’un évènement Alternatiba au Pays des Abers en Bretagne. Ces dessins et commentaires sont-ils reproductibles? Avez vous des panneaux pour exposition que nous pourrions utiliser?
    Cordialement
    Michel Rolland

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    • Célestin · avril 27, 2015

      Bonjour,
      ce site a été conçu pour être un outil de diffusion au service de ceux qui souhaitent faire évoluer notre système afin qu’il doit au service de l’humain et du vivant en général. Les images peuvent donc être reproduites (elles sont copiable sur le site), mais je n’ai pas de panneaux prêts.
      Cordialement,

      Célestin

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  18. Un beau résumé de la situation avec une belle mise en page 🙂 Dans la même thématique, nous venons de réaliser un schéma #EcoloHumaniste sur la dette http://ecologie-humaniste.fr/la-dette-de-la-france/. N’hésitez pas à aller y faire un tour et à nous dire ce que vous en pensez ! On y retrouve la date de 1973 :-/

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  19. Jules Dorval · avril 27, 2015

    La véritable contrôle mondiale de l’argent est géré par « Bank for International Settlements (BIS) », crée en 1930 en Suisse à Basel est gestionnaire caché de tout pouvoir non démocratique de l’argent dans le monde. Directeur géneral de BIS actuel, Jaime Caruana. Source: ‘Tower of Basel, The shadowy history of the secret bank that runs the world’, Adam Lebor 2013

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  20. Valérie Maryane · avril 28, 2015

    J’ai vraiment beaucoup apprécié cet article et j’encourage autour de moi à le lire. Mais, Ford ayant financé Hitler au début de sa campagne, mes amis facebookiens et moi même trouvont dommage qu’une si belle démonstration et explication (et merci pour elle d’ailleurs) soit accompagnée d’une citation d’un personnage pareil. (bien que je comprenne que la situation professionnelle du dit Ford donne de la valeur à la citation elle même).

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    • Célestin · avril 28, 2015

      Bonjour,
      pour moi le fait que Ford ait dit cela ne parle pas spécialement en sa faveur, car il n’a rien fait pour que cela devienne de notoriété publique.

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  21. clemkiz · avril 28, 2015

    Intéressant et super bien expliqué !!! Je partage !!! J’ai découvert par la même occasion les banques éthiques !! c’est vraiment bien ça faut que je me renseigne davantage ! D’ailleurs qu’en est-il pour tout ce qui est banque en ligne genre ING direct (boursorama c’est la SG dont eurk ^^) et autres ?

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    • Célestin · avril 29, 2015

      Bonjour,
      les banques en ligne n’impliquent absolument pas qu’elle soit éthique (c’est même souvent le contraire). après il faudrait observer chaque cas précisément. A ma connaissance, il n’existe pas d’autre banque que la Nef et le Crédit coopératif qui ait réellement une politique éthique au niveau national.

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  22. CREUSEVAULT, Barbara · avril 30, 2015

    Intéressant et je fais le parallèle avec un excellent livre de Jérémy RIFKIN ‘La Nouvelle Société du Coût Marginal Zéro’ aux éditions LLL (Les Liens qui Libèrent). Il est temps de faire bouger le systhème

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  23. Drezen Michel · mai 20, 2015

    Esas. Il y avait effectivement de la provocation de ma part de vous parler en ces termes des chômeurs. Vous écrivez que c’est la pression fiscale qui est à la racine du chômage, il n’y a rien de moins vrai. Le chômage augmente parce qu’il n’y a plus d’emploi en France. Pas d’emploi, pas de travail, pas de travail, du chômage. Intéressez vous à l’article
    63 du TFUE qui autorise les délocalisations. C’est cet article, en autre mais pas seulement, qui est à la source du chômage. N’importe quel industriel peut, selon l’article 63, investir dans la création d’unités de production (textile, automobile, etc) dans n’importe quel pays avec le droit de ramener sa production en France. Si j’étais un industriel, je pense que je m’implanterais en Tunisie ou au Bangladesh pour du textile, peut être en Corée ou en Chine pour des automobiles. J’aurais bien raison. Le coût de la main d’oeuvre est trop cher en France. C’est bien ce qui se passe n’est-ce pas ? Par ailleurs, c’est bien l’évasion fiscale des multinationales qui est la cause majeure des déficits publics. Luxleaks est là pour nous le rappeler. Vous n’avez pas répondu à ma question : dans les poches de qui va donc l’intégralité de l’impôt annuel sur le revenu des Françaises et des Français ? Je vous parlais des pommes et des citrons. Voici un lien qui pourrait vous intéresser :
    http://m.rue89.nouvelobs.com/note/232861

    Je reviens tout de même sur le sujet de ce fil de discussion qui était celui de la création monétaire. Puisque vous vous intéressez aux chiffres, examinez attentivement le montant de la création monnétaire de la BCE annuellement. Il y a comme une anomalie. La BCE tient compte de l’inflation (maitrisée à 2%), de la croissance (2%) et d’une marge corrective de 0,5%. Ainsi la création monnétaire ne devrait pas dépasser 4,5%. Pourtant, année après année, celle-ci parvient à 7,5%. Où va donc ce surplus d’ argent ? Puisque vous aimez les chiffres est-ce vrai que 1% de la population mondiale possède plus de 50% des richesses de la planète ? La démocratie c’est bien le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Qui a donc le pouvoir dans ces circonstances ? Le peuple ? Une certaine oligarchie ?

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  24. rouremyriam8 · mai 25, 2015

    Un grand bravo et pour les textes et pour les illustrations et pour le droit de partager.

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  25. Esas · mai 26, 2015

    « Le chômage augmente parce qu’il n’y a plus d’emploi ». Bravo, c’est comme « il pleut parce qu’il ne fait pas beau ».
    Quand un entrepreneur doit embaucher quelqu’un et payer 2 salaires, un pour lui et un pour l’état, il préfère aller le faire ailleurs, et entre nous il a bien raison.
    Pour plus de détails, petite contine ici: http://goo.gl/ZnwpLs
    C’est amusant, vous aussi, vous délocaliseriez si vous aviez à le faire. Si je comprends bien, votre solution à ce phénomène consisterait à interdire cette action. Personnellement, je préférerais donner envie de ne pas le faire en étant attractif, je ne crois pas en la violence.
    « c’est l’évasion fiscale qui est la cause majeure des déficits publics »: Séduisant, mais non. L’histoire montre que, quels que soient les revenus de l’état, le budget est en déficit, depuis 40 ans.
    Désolé mais je ne comprends pas votre lien. Vous répondez vous même à votre question sur l’utilisation des impôts: D’après votre lien, 23% fonctionnaires, 6% fournitures, 56% social, 5,6% investissements, 4,5% dette. ça ne fait pas 100% mais presque. Je ne comprends pas où ce monsieur veut en venir avec son raisonnement tordu. En même temps ce monsieur n’en est pas à ses premières remarques loufoques. Et puis c’est un fonctionnaire, je lui en voudrais de ne pas prêcher pour sa paroisse.
    Vous revenez sur le fait que certains « puissants » s’enrichissent sur le dos des citoyens. Bien évidemment je suis d’accord.
    En revanche, je trouve qu’il est extrêmement naïf de voir dans l’Etat (tel qu’il est) un protecteur irréprochable. Certaines entreprises privées ont des monopoles: qui le leur a attribué ? Certaines entreprises privées se font payer des dessous de tables par le gouvernement: qui signe les chèques ? Vous préférez condamner l’entreprise qui soudoie, je préfère condamner l’élu qui accepte avec joie. Contrairement au banquier, lui a été élu pour ne pas agir de la sorte.
    Pour ce qui est de votre provocation, je comprends bien. Mais je trouve très triste cette atmosphère où l’on cherche à décrédibiliser ceux qui proposent des solutions alternatives, en les accusant de tous les maux. Pour moi, ce type d’association est un des plus grands maux de la France. Le rationnel n’intéresse personne. Raison pour laquelle je (parmi d’autres) vais devoir vivre ailleurs.

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    • Drezen Michel · mai 26, 2015

      La manière dont vous rédigez me démontre, pour employer une litote, que vous n’êtes pas un imbécile.
      Je constate que vous ne répondez pas à mes questions. Elles sont pourtant simplistes. Par ailleurs, faire la relation entre la pluie et le beau temps en relation avec le travail et le chômage n’est pas sérieux. Je vous demande simplement de réfléchir à ceci. Où ont été délocalisées les entreprises textiles françaises ? Où a été délocalisée la métallurgie française ? Où partent nos usines automobiles ? Regardez les cartes de 1968 et de 2013 concernant la répartition de l’industrie française (Le bras / Todd) et vous comprendrez que le travail disparait jour après jour en France. C’est un constat, rien d’autre. Un emploi industriel (ou agricole) c’est sans doute 2 à 3 emplois induits. Vous me parlez sans cesse de charges sociales trop élevées par les entreprises. La France ne serait plus compétitive. Si vous examinez avec attention les faits : Le SMIC est à environ 1400€ brut en France. En Roumanie à 140€ ! Mais si vous allez au Bangladesh, ou au Pakistan, vous pouvez trouver encore mieux. Et bien oui, le travail disparaît en France. Les produits de grande consommation distribués aujourd’hui en France ne viennent plus de l’hexagone. La France devra donc vivre uniquement de son tourisme. En effet, le TAFTA, qui arrive à grands pas, scellera la mort de l’agriculture française incapable de régater avec celle des USA. Il y a du chômage parce que le travail est transféré vers les pays les moins disants socialement, économiquement, écologiquement et que cela est rendu possible par les traités européens. Dans 20 ans, la France et les pays du sud de l’Europe, à ce train, seront dépassés par les pays en voie de développement. Pourquoi diable utilisez vous un adjectif tel que « irréprochable » derrière le substantif ‘Etat ? Vous déformez mon propos. Je n’ai pas dit que l’Etat était irréprochable, il devrait l’être. Je n’ai pas dit que nos gouvernants étaients tous soucieux du bien public. Ils devraient l’être. Je suis en parfaite harmonie avec vous sur ce point. Le travail disparait en France. Il ne s’agit plus d’une opposition droite/gauche. Ce concept est aujourd’hui dépassé. Il faut rendre, urgemment, à la France les manettes de sa destinée. Elle ne les possède plus. Le pouvoir économique a été transféré à Bruxelles. Les traités TFUE et TUE imposent à la France sa politique économique. Quant à sa politique étrangère, elle est aux mains de l’OTAN donc des USA. Moi j’aime beaucoup la France. Je souhaite qu’elle retrouve son autonomie, que son peuple décide de ses choix économiques et politiques. Actuellement, les grands choix, les grandes discussions concernant la France, au parlement, concernent, dans le désordre : l’euthanasie, la libéralisation du cannabis, la vitesse sur les autoroutes, le mariage pour tous, la carte scolaire, les récidivistes sexuels, le vote des étrangers… Pendant ce temps, l’oligarchie bruxelloise et les thinks tanks dictent leurs lois. Au fait, avez vous lu le TUE et le TFUE ? Dans le cadre des traités européens, il n’existe aucune alternative. Je ne parle pas ici du FN, ni du front de gauche, ni de DLF, ni de nouvelle donne. Tous ces partis veulent « renégocier » les traités ce qui requiert l’unanimité des 27 autres Etats. Ces femmes et hommes politiques le savent très bien, puisque moi je le sais. Cela ne peut pas arriver. Jamais. L’escroquerie intellectuelle et la manipulation sont à l’oeuvre. Je suis effaré de tant de duplicité.

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  26. Esas · mai 31, 2015

    Certes, on peut employer quelqu’un en Roumanie pour 140E au lieu de 1400 en France. Mais pour certains emplois, notamment dans le tertiaire, on n’y trouvera pas assez de travailleurs qualifiés. On pourra se tourner vers l’angleterre, où le Smic est bas, mais où dans la réalité le salaire pourra être égal. En revanche les charges seront plus faibles, et surtout ne changeront pas d’une année sur l’autre au gré des élections. Je rappelle que dans les pays « dévoloppés » c’est le secteur tertiaire qui représente la majorité des emplois.
    Question simple: avec 51kE par an, vous avez le choix entre embaucher: 1 – en France, quelqu’un qui touchera 36kE brut, et donc 28kE net, qui ensuite paiera 20% de TVA sur chaque achat, donc pourra jouir de 22.4kE, soit moins de la moitié. 2 – Dans un pays où l’imposition est moindre, un employé qui touchera un salaire proche de ce qu’il vous coûte ? Dans tous les cas, l’employé, lui a fait son choix entre les deux salaires nets. Bon courage pour en trouver un avec les qualifications que vous recherchez. Voilà une des raisons pourquoi on voit souvent des français entreprendre à l’étranger. Sans entrepreneur, pas d’entreprise. http://goo.gl/JwVYp2
    Réduire ça aux impôts serait simpliste, mais c’est quand même une grande partie de la machine à chômage.
    Le côté « bangladesh pour faire des Tshirts » est la partie visible de l’iceberg.
    Je constate que nous avons tous les deux les mêmes inquiétudes (autonomie de la France, TFUE, chômage, etc), mais pas les mêmes interprétations des causes.

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    • Drezen Michel · mai 31, 2015

      Je suis d’accord avec vous sur les compétences pour l’emploi tertiaire. Quoi que. En effet, en Inde les ingénieurs ne sont pas du tout mauvais, en Corée non plus. En Chine ils sont même bien formés. Je suis d’accord aussi pour ne pas examiner la situation d’une manière trop simpliste puisque le société, dans son entier, est complexe. Ce qui est certain, c’est que le dogme de la concurrence libre et non faussée qui pourrait, à terme, se réguler de part le monde est une utopie. Ce qui mème les entreprises c’est le profit. C’est d’ailleurs très très bien comme ça. Le seul problème est celui de la répartition. Même, actuellement, en faisant tous les efforts possibles sur les charges salariales, sur les salaires et sur les impôts sur les sociétés il ne sera jamais possible d’être « compétitif » avec ceux qui n’ont aucune protection sociale et qui travaillle à 1€ par jour. Les emplois industriels se délocalisent hors de France parce que les traités européens le permettent et qu’il n’existe plus de contrôle du mouvement des capitaux. Dire et écrire autre chose serait un mensonge. Il faut lire et relire Maurice Allais, le seul prix Nobel de l’économie Français. Il donne les axes à suivre. Un protectionnisme appliqué aux pays au moindre coût salarial et pas de protectionisme envers les pays au niveau de vie plus ou moins identique. Ce n’est que du bon sens. Cet économiste n’a pas été écouté. Toutes ses prévisions s’avèrent tomber juste aujourd’hui malheureusement. Ceux qui prennent la parole en matière économique dans les médias de grande diffusion ne sont pas économistes. Ils sont, au mieux, analystes financiers, au pire, philiosophes, c’est dire. Aujourd’hui la France a perdu sa souverainété économique. Rien ne sera rendu possible tant qu’elle n’aura pas retrouvé les moyens législatifs de gouverner. Ce sont les traités (TUE et TFUE), les règlements, les directives et les recommandations qui commandent à la France. Ceci n’est pas une opinion mais un fait. A vous lire.

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  27. Esas · juin 12, 2015

    En suivant votre raisonnement, je ne comprends pas que la Suisse n’ait pas 100% de chômage. Les salaires y sont beaucoup plus élevés qu’en France. Et tous ne travaillent pas dans la finance. Moi je vois un pays où l’entrepreneur est libre de disposer de son entreprise et de son capital comme il le souhaite, et où la concurrence est bien plus libre qu’en France. Même remarque pour Singapour, HongKong,… La libre concurrence n’est pas un dogme les premiers à souffrir des monopoles sont les faibles.
    En revanche, je suis bien d’accord avec vous sur le fait que la France ne gouverne plus grand chose, et que la plupart des économistes de journaux n’ont d’économistes que le titre.
    Puisque nous parlons d’économistes français, je ne peux que vous conseiller Pascal Salin. Si vous aimez lire, vous serez ravi 🙂
    Je suis toujours aussi étonné (le mot est faible) de voir à quel point nous sommes tous, toujours, d’accord sur les conséquences, mais jamais d’accord sur les causes. Il y a un truc…

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    • Drezen Michel · juin 12, 2015

      Vous parlez de la Suisse. Figurez-vous que je suis franco-suisse et que je travaille actuellement à Genève. Effectivement je perçois un salaire à faire palir 99% des Français. Sans être particulièrement prétentieux, je peux dire que je connais, un peu, le fonctionnement de la confédération. Vous citez, après la Suisse, Singapour et Hongkong. Je fais simplement le constat que ces trois « entités » sont des places financières. J’irai même plus loin. Quel est le pays ou le ratio PIB/par habitant est le plus élevé au monde ? Ce pays est sans doute le champion du monde en agriculture, en métallurgie, en textile, etc… Nous savons, vous et moi, pourquoi ce pays a atteint ce niveau de vie. La Suisse a des atouts mais c’est une place financière, hors U.E,. Sa plus grande force c’est sont modèle éducatif. Il sort de ses grandes écoles (EPFL à Lausanne par exemple) des hommes et des femmes qui proposent des innovations fantastiques à certaines sociétés. Ils produisent des cervaux et les utilisent sur place. Le domaine pharmaceutique et chimique sont également très porteurs en Suisse. En revanche, l’agriculture suisse est soutenue par la confédération. Il y a des barrières douanières sur les produits agricoles. L’UE l’interdirait. Je pense, effectivement, que nous pouvons être d’accord. Je suis pour la liberté d’entreprise, je suis pour que les entrepreneurs audacieux puissent s’exprimer. Ce sont ceux ci qui créent des emplois. C’est une évidence. En revanche, dans le contexte actuel, ils ne peuvent pas être « compétitifs ». Prenez 5 minutes de réflexion et dîtes vous comment un entrepreneur français pourrait être compétitif, pour le même genre de produit, avec un entrepreneur chinois, tunisien ou roumain ? Faîtes le calcul vous même. Supprimez toutes les charges salariales, réduisez l’impôt sur les sociétés, et alors ? A quel prix produit-il ses pantalons ? ses pneus ? ses jouets ? ses pièces automobiles ? C’est une folie que d’avoir voulu mettre en place une concurrence libre et non faussée. C’est un suicide collectif en Europe. Il faut absolument faire marche arrière. Il faut mettre en place des groupes de pays, au niveau de vie proche, sans barrière douanière mais poser des droits de douanes avec des blocs de pays où les conditions de production, de protection sociale et environnementale sans hors de proportion avec nous. Oui, je suis pour l’entreprise mais pas au sens de Manuel Valls. Les entrepreneurs prendront toute leur dimension dans un cadre approprié. Dans le contexte actuel, s’est la ruine qui les attends. Je suis prêt à mettre un gros billet sur la table. Donnons nous rendez vous ici dans une année. Si le monde de la concurrence libre et non faussée n’a pas bougé alors la courbe du chômage aura beaucoup augmenté. Je ne suis pas devin. C’est juste du bon sens. Les entrepreneurs devraient se réveiller. Ils ne pourront pas tirer leur épingle du jeu dans ce contexte. Ils feront comme vous. Ils iront voir comment devenir entrepreneur ailleurs. Je vais m’intéresser à Pascal Salin. Merci.

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  28. Esas · juin 25, 2015

    Je suis d’accord avec vous sur l’importance de l’éducation. En revanche, le niveau de liberté économique me paraît être le plus important. https://goo.gl/wBdNS7
    Le fait de mettre des barrières douanières peut paraître séduisant, mais il va à l’encontre de ce qui a été démontré par de nombreux économistes. (cf « avantage comparatif »).
    Là où je ne peux pas être d’accord, c’est sur la concurrence libre et non faussée. Pardonnez-moi, mais c’est une grosse erreur d’observation. Elle est facile à faire, tant la réalité ne correspond pas à ce qui est colporté par les médias. Les taxis ? Pas de concurrence. La santé ? Pareil. Idem pour l’éducation, les trains, la production d’énergie… ça c’est pour les exemples simples et visibles, qui suppriment déjà quelques dizaines de milliards d’euros de la concurrence libre. Pour le reste, c’est pareil. Essayons par exemple de faire une banque, puisque c’est le sujet de départ. Pour répondre à la tonne de réglementations, il faut déjà embaucher une armée d’avocats. Résultat ? Pas de nouvelle banque. Qui est content ? Les banques existantes. Mais alors, hyper contentes, croyez moi elles aiment ça. D’une façon générale, les réglementations excessivent favorisent les grosses entreprises, pour lesquelles une armée de juristes est plus facile à payer. Donc non, pas de libre concurrence dans la vraie vie.
    Surtout quand on mentionne Manuel Valls, qui n’a de cesse d’alourdir les contraintes du marché de travail, tout en chantant qu’il le simplifie.
    La plupart des gens font l’erreur, et c’est biein ça le pire: on fait quelque chose d’anti-libéral, on l’appelle « libre », ça ne marche pas, donc on demande moins de liberté.
    Par contre je suis d’accord sur la fin: « ils iront voir comment devenir entrepreneur ailleurs ». Dans un pays libre, certainement.
    Vous avez bien de la chance de travailler en Suisse, j’espère que ça va durer.

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  29. Pascal · janvier 27, 2016

    Les faits sont très bien résumés et puis arrive la conclusion… et là, je m’effondre, car je me dis que ce n’est pas vrai qu’on puisse écrire un si bon article et ne pas savoir que quelle que soit la banque à laquelle vous vous adressez, (même la NEF à laquelle je suis affiliée) emprunte son argent sur le MARCHÉ FINANCIER !!! Autrement dit l’argent que nous utilisons va directement dans les poches de ceux qui ont créé ce système, le seul point qui peut effectivement faire levier c’est que la NEF par exemple n’utilise cet argent qu’au profit de projet sociaux, éthiques et solidaires, mais ça les bailleurs de fonds s’en foutent royalement puisqu’ils sont déjà à l’origine des transitions éthiques et solidaires. De plus la NEF achète son argent quasiment 2 fois plus cher que toutes les autres banques (2,2% en septembre 2015 contre 1,2% pour le crédit agricole par exemple, et oui c’est là aussi le principe de l’offre et la demande). Il en est de même pour les monnaies locales qui ont l’obligation de légitimer leur monnaie via les fonds qu’elles donnent en garantie auprès des banques centrales, elles-même soumises au marché financier). C’est le principe du pompier pyromane qui à l’instar de Bill Gate crée la déconstruction sociale, économique et environnementale d’une région pour ensuite proposer avec sa fondation des solutions pour reconstruire ces même structures qu’il vient de détruire par son système commercial !!! Ne doutez pas un seul instant que ces personnes qui ont créé ce système ont déjà depuis bien longtemps anticipé la transition et SEULE notre sortie du marché financier en recréant notre propre monnaie pourrait éviter cette terrible situation d’appauvrissement et de servitude… mais c’est là où le bas blesse, car malheureusement d’un point de vue légale, cela est interdit ! Ce qui veut dire que toute tentative d’extraction du système engendrera nécessairement un conflit important… maintenant, il reste une possibilité, c’est que notre système représentatif décide cette transition et là, c’est pas encore gagné !

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