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Changer de banque pour changer le Monde !

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Notes :

1 : Création monétaire : la création monétaire est le pouvoir de créer de l’argent ex-nihilo, sans aucune création de richesse réelle. Liens : – L’argent dette, un film en animation expliquant en profondeur le mécanisme de la création monétaire. – Etienne Chouard sur l’argent dette

2 : Justification économique d’avoir donné le monopole de la création monétaire aux banques privées : la seule justification donnée est que c’est une mesure permettant de prévenir l’inflation* (définition à la fin de la note). Cet argument est un non-sens total car les banques privées ont créé infiniment plus d’argent dette que ne le faisaient les états. D’un simple point de vue mathématique, on voit immédiatement que c’est l’inverse qui arrive : la France a gardé le même besoin d’emprunter de l’argent après s’être privé du droit de création monétaire. Or elle doit depuis payer un intérêt sur cet argent, un choix qui lui a couté 1565 milliards d’euros (environ 80% du PIB français). Cet argent a été créé par les banques, et n’existerait pas si la France n’avait pas eu à leur payer d’intérêts. Conséquence : la masse monétaire a donc enflé artificiellement de 80% du PIB français, ce qui augmente considérablement le risque d’inflation !   

*Inflation : lorsque la masse monétaire (argent en circulation) est supérieure à l’économie réelle (biens et services concrets), le prix de chaque chose augmente. Par exemple : dans un système ou il existe 100€, et où il n’y a que 50€ de biens a vendre, pour pouvoir dépenser tout l’argent disponible, le prix des biens doit doubler pour atteindre 100€ également. Avec la même somme, on pourra donc acheter deux fois moins de choses.

3 : « Loi Pompidou » : ou loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France. Techniquement, cette loi n’interdit pas à l’état d’emprunter à la banque de France; elle rend cela nettement plus compliqué. Dans les faits, à partir de là, l’état se tourne vers les marchés financiers et les banques privées pour financer ses projets. L’interdiction totale de recourir à la banque de France est effective avec la signature du traité de Maastricht en 1993.

Lien :  Etienne Chouard sur la « loi Pompidou »

4 : Première dépense de l’état : la charge de la dette coûte 46,7 milliards à l’état en 2014, juste devant l’éducation nationale à 46,3 milliards d’euros (source : l’express). Il est à noter que cela ne représente que le paiement des intérêts de la dette, et pas le remboursement de la dette elle même. La charge totale de la dette était par exemple en 2011 de 143 milliards d’euros (dont 55,3 milliards d’intérêts, et 87,7 milliards de remboursement).

5 : Dette par français : La dette de l’état est de 30 000 euros par français. Elle est donc payée par nous de manière directe, au travers de l’impôt. Mais aussi de manière indirecte, dans la baisse de la qualité des services de l’état (un budget supérieur à celui de l’Éducation Nationale est alloué à la dette, et n’est donc pas utilisé ailleurs). La coût de la dette pour chacun de nous semble quasiment invisible car il n’est pas retiré directement de notre compte bancaire, comme le serait un emprunt personnel. Pourtant, Il faut savoir que la dette des ménages est d’environ 15 000 euros par français. Les français remboursent donc en moyenne deux fois plus pour les emprunts de l’état que pour leur propres emprunts !

6 : Un déni démocratique : l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (partie intégrante de la constitution française) dit que « la Loi est l’expression de la volonté générale »… Et l’article 14 que « tous les Citoyens ont le droit de constater (…) la nécessité de la contribution publique, (et) de la consentir librement ». Or une loi qui canalise une part énorme (équivalente à environ 80% du PIB français) des richesses d’une nation vers les mains du monde financier, et qui nécessite pour cela la création de nouveaux impôts, ne peut être au service de la population et avec l’assentiment de celle-ci (l’impôt sur le revenu, créé la même année que la « loi Pompidou », servait pendant des années à couvrir le coût de l’intérêt de la dette ; aujourd’hui il n’y suffit plus). De fait, la loi qui permet cela actuellement, l’article 123 du traité de Lisbonne, a été refusée par référendum avec le reste de la constitution européenne (qui sera imposé peu après à l’encontre du vote du peuple). Ces dénis démocratiques sont graves, et mettent en question la légitimité de l’état (article 16 de la constitution : « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. », c’est à dire pas de légitimité démocratique).

   Mais le point le plus grave, c’est que le fait que l’état soit dépendant pour ces emprunts du bon vouloir des banques et des marchés financiers, donne à ces derniers un pouvoir de pression énorme sur les orientations de l’état. Surtout que l’état souscrit de nouveaux emprunts à hauteur d’environ 10% du PIB français (environ 200 milliards) chaque année, quasiment exclusivement pour le service de la dette. Résultat, les négociations pour avoir les taux d’intérêts les plus bas possibles se font en contrepartie d’une bienveillance politique pour le monde financier extrêmement néfaste pour le reste de la population. Dans les faits, la défiscalisation de la frange la plus riche de la population coûte presque autant au pays que la dette elle-même. Le coût politique du fait de donner le monopole de la création monétaire aux banques privées est donc encore plus lourd que son coût économique.

7 : Article 123 du traité de Lisbonne : « Il est interdit à la Banque Centrale Européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales”, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

8 : Comment en est-on arrivé là ? : les procédés qui ont permis aux banques de prendre tant de pouvoir sur les nations sont différents pour chaque pays, et souvent mal connus car, de par la nature anti-démocratique de l’objectif, tout se passe en coulisses. Le cas le plus emblématique (et le mieux documenté) est le cas américain : en 1910, les leaders du monde bancaire (Rockfeller, Morgan…) se sont réunis afin de définir l’avenir financier qu’il souhaitaient mettre en place dans le monde : notamment, prendre le monopole de la création monétaire. Par manipulation, corruption et pression (inévitable pour faire passer une proposition qui allait à l’encontre de tous les intérêts du pays), ils ont obtenus qu’une loi reprenant leurs propositions soit votée par le parlement américain en 1913. Dés lors, la création monétaire devenait le monopole des banques privées, et la banque fédérale américaine elle même était privatisée (elle appartient aujourd’hui encore en grande partie aux mêmes familles).

Quelques sources (parmi de nombreuses autres) :

le livre « Le complot de la réserve fédérale », par Sutton.

Ou une vidéo courte d’Etienne Chouard

Mais un des facteurs essentiels qui a permis cela, ce sont les allers-retours des hauts cadres du système bancaire avec le monde politique. Un exemple actuel, une grande partie des postes clefs de l’économie européenne sont occupés par des anciens cadres la banque Goldman & Sachs, responsable et grande gagnante de la crise de 2008 (voir le documentaire « inside the job »). – Plus d’infos

9 : Circuits financiers traditionnels : quand vous déposez votre argent à la banque, il est entreposé avec l’argent de tous les autres clients. Les banques utilisent cet argent en le réinjectant dans l’économie pour faire des prêts, financer les activités des entreprises et des particuliers, etc. Les moins éthiques n’hésitent pas à financer des projets extrêmement néfastes pour le bien commun. Deux exemples parmi une multitude d’autres : si vous êtes chez BNP Paribas, votre argent sert entre autre à financer des producteurs de bombes à sous munition (ex : Thales), si vous êtes au Crédit Agricole, des producteurs d’armes à l’uranium appauvri (ATK), etc…

10 : La nef :    La Nef est techniquement une société financière (en cours de pourparler pour devenir pleinement une banque). Concrètement, cela signifie que pour ouvrir un compte à la Nef, il faut passer par une agence Crédit Coopératif (avec qui elle est en accord) en précisant que vous souhaitez un compte Nef.

Le Crédit Coopératif a également une vraie politique éthique dans la gestion de ses fonds. Les différences avec la Nef sont : – Que la Nef est la seule banque française à publier (sous forme d’un journal papier envoyé à tous ses sociétaires) l’ensemble des opérations qu’elle a réalisé. La transparence dans la gestion est donc totale. – Qu’il est inscrit dans les statuts de la Nef que chaque sociétaire a une voix quel que soit son nombre de parts (garantie que le contrôle de la banque ne sera pas pris par une autre entité économique).

11 : Comment choisir sa banque : un petit livret (lien pdf) conçu par « les amis de la Terre » (antenne française du premier réseau écologique mondial) A noter que ce manuel ne recenses que les banques d’envergures nationales. Il existe aussi des établissement financier éthiques au niveau régional, comme par exemple Idéal, dans les pays de Loire.

12 : Les cigales

13 : Vivre sans banque :

Lien 1

Lien 2